S’ouvrir à la biodynamie, c’est d’abord observer, constater
et agir. Ouvrir les yeux sur des méthodes de culture
qui érodent les sols. Qui les appauvrissent.
Qui étouffent la vie biologique, pourtant si nécessaire.
C’est ensuite agir. Oser la rupture. Depuis 1991,
la biodynamie est au coeur de la philosophie
de M. CHAPOUTIER.

XIXe siècle. Un scientifique autrichien, Rudolf Steiner, pose les premiers jalons de la biodynamie. Son idée est simple : une plante ne vit jamais seule. Elle fait partie d’un ensemble. Un sol dont elle se nourrit. La lumière, qu’elle absorbe pour grandir. Simple, mais pourtant révolutionnaire à l’époque. 

En 1991, Michel Chapoutier fait un choix décisif. Appliquer les méthodes  biodynamiques à la vigne. Au risque d’être incompris. Mais avec une certitude. Celle de révéler le terroir dans sa vérité. Pour que la richesse des goûts s’exprime pleinement.

Tulipe dans les vignes, notre cheval de trait en train de décavaillonner les vignes de l'Ermitage.
Un homme en train de traiter à la bouse de corne l'un de nos ceps de vignes cultivées en biodynamie.

Bio signifie “vie”. Dynamie signifie “action”.

Toute une lutte résumée en deux mots.
Lutte d’un homme qui veut affirmer ses convictions, sans tenir compte des effets de mode : “J’ai toujours douté des enseignements formatés, classiques.” Lutte des éléments naturels qui interagissent entre eux. Pesticides, herbicides chimiques sont bannis. On fait appel à des éléments naturels (minéraux, végétaux, animaux) pour préserver les équilibres naturels. Les sols sont nourris à base de matière organique. Ils préservent ainsi la bactérie, véritable “mère” de la vigne, qui va transformer le minéral en végétal. Cette bactérie, si précieuse, transmet à la vigne et au vin la typicité de son terroir.
Il n’est pas rare de voir Michel Chapoutier regarder le ciel.
La biodynamie, c’est aussi cela. Comprendre les cycles de la terre, du soleil, de la lune. Ceux du sommeil et du réveil. De cette observation s’opèrent des choix. Le moment de la taille. Le moment de la vendange. Les rendements sont respectés et chaque terroir offre alors ce qu’il a de plus pur. Sa vérité.