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Situé sur la commune de Tournon, le lieu-dit “Saint-Joseph” se caractérise par un sol granitique très pauvre et très pierreux, qui est dit sablo-caillouteux (éléments fins : sable 70 %, limon 20 %, argile 10%).
Il se caractérise de plus par la présence d’argile à grande surface interne (567,1 m2 /g en profondeur) propre aux grands terroirs à vin rouge, et par une teneur naturelle en magnésie très élevée. Le sable va permettre aux racines de se faufiler
en profondeur, tandis que les nombreux galets (pierrosité supérieure à 20 %)
vont créer une tortuosité racinaire. De plus, les galets vont permettre à l’oxygène et à l’eau de circuler le long du profil pour atteindre les horizons les plus profonds. Ce sol bien aéré sera donc largement
exploré par les racines jusqu’à des profondeurs de
1,5 m, et pourra respirer sur l’ensemble du profil.
Ce sol très légèrement acide en surface, comporte une certaine proportion de carbonate de calcium (calcaire) en profondeur qui va pouvoir être absorbé par les racines. C’est pourquoi malgré une tendance à l’acidité de surface, aucun apport de CaCO3 n’est effectué, afin de garder l’originalité du terroir. Le pH basique est de l’ordre de 7,3 sur la profondeur travaillée et de 8 en profondeur.
La capacité d’échange cationique (CEC), qui représente la capacité d’un sol à échanger des ions positifs (K, Ca, Mg, NH 4 ) avec la plante, est de 14,2 meq/100 g de sol. La CEC est due au complexe argilo-humique et on peut estimer qu’en surface la CEC du sol est égale à la CEC des argiles plus celle de l’humus. La capacité d’échange cationique (CEC) qui représente la capacité d’un sol à échanger des ions positifs (K, Ca, Mg, NH 4 ) avec la plante, est de 15.3 meq/100 g de sol. La CEC est due au complexe argilo humique et on peut estimer qu’en surface la CEC du sol est égale à la CEC des argiles plus celle de l’humus. La proportion de matière organique est de 3 %, celle-ci pourra facilement être utilisée par les microbes du sol qui vont la dégrader pour donner des éléments nutritifs pour le plant de vigne. L’activité biologique des microbes est estimée par la mesure de l’activité d’une exoenzyme microbienne du sol. On pourra alors comparer la valeur de l’activité biologique du sol étudié avec une valeur référence pour ce type de sol (cf. courbe ci-contre).
La faune épigée, c'est à dire de surface (ex : fourmis, acariens) va permettre d'aérer la surface du sol sur les dix premiers centimètres, ce qui évitera les phénomènes d'érosion. La faune endogée (ex. : collembole), c'est à dire celle du fond du profil, va éliminer les racines mortes, ce qui permettra d'aérer le sol également. La faune anécique (celle du milieu du profil) comme le lombric, va creuser des galeries qui guideront l'oxygène et l'eau vers les horizons profonds. Sur ce profil, on compte 5 galeries de vers par mètre. La présence de ces trois niveaux de faune permet de vérifier que le sol est vivant et assure une porosité biologique très intéressante qui va permettre aux racines d’explorer le sol. Quelle que soit la profondeur, la porosité biologique entre les grains est bonne.
Le vin issu de ce terroir présente en général une
belle robe grenat foncé.
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